Les raideurs peuvent rendre certains gestes quotidiens moins faciles avec les années. Voici des repères pour entretenir votre mobilité, reprendre une activité progressivement et reconnaître les symptômes qui nécessitent un avis médical.

Pourquoi devient-on parfois plus raide avec l’âge ?

Avec les années, certains mouvements peuvent sembler moins fluides : se lever d’un fauteuil, tourner la tête, enfiler ses chaussures ou marcher après une période d’immobilité. Ces raideurs sont fréquentes, mais elles ne doivent pas être systématiquement attribuées à l’âge.

La mobilité peut évoluer sous l’influence de plusieurs facteurs. Une diminution de l’activité physique, une ancienne blessure, une intervention chirurgicale, une maladie chronique ou une période de convalescence peuvent modifier la manière de bouger. Certaines personnes limitent également leurs déplacements parce qu’elles craignent de tomber ou de réveiller une douleur.

Les épaules, la nuque, le dos, les hanches, les genoux, les chevilles ou les mains peuvent être concernés. Une sensation de raideur ne permet cependant pas d’en déterminer la cause. Si elle est récente, importante ou persistante, mieux vaut en parler à votre médecin.

Le mouvement aide-t-il à entretenir la mobilité ?

Oui, lorsque l’état de santé le permet. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intensif pour remettre du mouvement dans son quotidien. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que toute activité physique compte : marcher, jardiner, effectuer certaines tâches domestiques ou se déplacer à pied sont déjà des occasions de bouger.

Chez les personnes âgées, une activité régulière contribue notamment à entretenir les capacités physiques et l’équilibre. Elle doit toujours être adaptée à la condition de chacun. L’objectif n’est pas de rechercher la performance ni de forcer une articulation. La régularité est généralement plus importante qu’un effort intense réalisé occasionnellement.

Si vous êtes resté peu actif pendant un certain temps, reprenez progressivement. L’Assurance Maladie recommande de commencer par une intensité faible ou modérée, puis d’augmenter l’activité par étapes selon ses aptitudes.

Quelles habitudes adopter au quotidien ?

Il n’existe pas de programme universel convenant à tous les seniors. Vos possibilités dépendent de votre santé, de votre équilibre, de vos antécédents et de votre niveau d’activité habituel. Se lever régulièrement lorsque l’on reste longtemps assis, effectuer de courts déplacements ou changer de position sont déjà des habitudes utiles.

Vous pouvez également marcher à une allure confortable, mobiliser doucement les épaules, les chevilles ou les mains et utiliser un appui stable lorsque l’équilibre est incertain. Les mouvements doivent rester confortables. Un étirement forcé ou une douleur croissante ne signifient pas qu’il faut travailler davantage.

Avec des conseils adaptés, il est possible d’associer des activités d’endurance, de renforcement musculaire et d’équilibre. Un médecin, un masseur-kinésithérapeute ou un professionnel de l’activité physique adaptée pourra vous orienter si vous ne savez pas par où commencer.

Comment reprendre après une période d’inactivité ?

Après une maladie, une hospitalisation, une opération ou simplement plusieurs mois moins actifs, il est préférable de reprendre doucement. Commencez par une durée que vous supportez facilement. Vous pourrez ensuite augmenter un seul élément à la fois : la durée de la marche, sa fréquence ou son rythme, par exemple.

Soyez attentive ou attentif à ce qui se passe pendant l’activité, mais aussi dans les heures qui suivent. Une fatigue inhabituelle, une douleur qui augmente ou une perte d’équilibre doivent vous inciter à ralentir et à demander conseil.

À Mandelieu-La-Napoule, les températures peuvent rester élevées en dehors de l’été. Par temps chaud, privilégiez les heures les plus fraîches, pensez à boire régulièrement et reportez l’activité en cas de forte chaleur ou de malaise.

Quand demander conseil avant de bouger davantage ?

Un avis médical est recommandé avant d’entreprendre ou d’intensifier une activité si vous présentez une maladie cardiaque, une hypertension mal équilibrée, une maladie chronique nécessitant un suivi, des vertiges, des chutes récentes ou une douleur persistante. Il est également utile si un traitement peut influencer l’effort ou l’équilibre.

L’Assurance Maladie recommande aussi une évaluation médicale avant la reprise d’une activité intense chez une personne de plus de 70 ans. Votre médecin pourra vous indiquer les activités les mieux adaptées et, si nécessaire, vous orienter vers une rééducation ou une activité physique encadrée.

Comment l’ostéopathie peut-elle accompagner la mobilité des seniors ?

L’ostéopathie peut accompagner les seniors lorsque des raideurs ou une perte d’aisance rendent certains gestes du quotidien moins confortables. Se relever, tourner la tête, marcher, monter un escalier ou enfiler ses chaussures sollicitent plusieurs régions du corps : la consultation permet d’observer comment elles participent ensemble au mouvement.

Je commence par échanger avec vous sur ce que vous ressentez, les gestes devenus difficiles et l’effet de cette gêne sur votre quotidien. Je prends également en compte vos antécédents, vos opérations et vos traitements. J’examine ensuite votre mobilité afin de repérer les zones qui semblent manquer de souplesse ou qui compensent davantage.

Les techniques manuelles sont choisies et adaptées à votre état de santé, à votre sensibilité et à vos capacités. L’objectif est de favoriser davantage d’aisance dans vos mouvements et de vous aider à conserver une activité compatible avec votre rythme, sans rechercher la performance ni forcer une articulation.

Cet accompagnement s’inscrit dans une démarche globale : il peut compléter l’activité physique, les conseils de votre médecin ou une rééducation lorsqu’elle est nécessaire. Si certains symptômes sortent du champ de l’ostéopathie, je vous oriente vers le professionnel de santé adapté.

Quels symptômes nécessitent un avis médical rapide ?

Une gêne apparue après une chute ou un traumatisme, une douleur brutale et très intense, une articulation rouge, chaude ou très gonflée, de la fièvre ou un état général inhabituel nécessitent un avis médical rapide. Il en va de même en cas de perte de force ou de sensibilité, ou de trouble soudain de la parole, de l’équilibre ou de la vision.

Pendant une activité, arrêtez-vous en cas de douleur thoracique, d’essoufflement anormal, de palpitations ou de malaise. Si les symptômes sont importants ou évoquent une urgence, contactez le 15 ou le 112. Une gêne qui s’aggrave rapidement ou réveille régulièrement la nuit doit également être évaluée.

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Pour aller plus loin

Ces repères ne remplacent pas un diagnostic ni un suivi médical. Pour une question personnelle, demandez l’avis d’un professionnel de santé.

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